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dimanche 1 février 2015

L’actualité de Márai en 2014


France-Culture lui a consacré le 29 mars une émission de sa série « Une vie, une œuvre » (voir dans ce blog les articles Sandor Marai sur France Culture, le samedi 29 mars 2014 du 16 mars, Réécouter"Une vie - Une œuvre" consacrée à Sándor Márai et En réécoutant "Une vie - uneoeuvre" du 31 mars.
2014 a vu comme l’année dernière un inédit de Márai être publié. Cette fois il s’agit sous le titre Fedőneve: Ulysses (« Nom de code : Ulysse ») de textes d’émissions qu’il faisait régulièrement sur Radio Free Europe à partir d’octobre 1951 en direction de la Hongrie. J’y reviendrai bientôt.
Par ailleurs à côté  de rééditions comme celles parmi plusieurs autres de Zendülők (Les révoltés), Helikon poursuit l’édition du Journal : en 2014 est paru le volume des années 1967 à 1969 et continue aussi à proposer des extraits d’œuvres diverses rassemblés autour d’un thème : après Budán lakni világnézet (Habiter Buda : une vision du monde) et  Régi Kassa, álom… (Ancienne Kassa, un rêve...) voici Italia életérzés (Impressions italiennes).
Le site hlo.hu publie fréquemment des articles critiques en anglais sur Márai et ses œuvres. En particulier de très longs articles sur Mémoires de Hongrie et sur la récente version « non censurée » des Confessions d’un bourgeois  (les éditions précédentes, exceptées l’italienne, avaient été expurgées par Márai lui-même de passages mettant en scène des personnes qui en avaient demandées la suppression).
Signalons quelques nouvelles traductions :
en français, Ce que j’ai voulu taire, traduction de l’inédit Hallgatni akartam paru en Hongrie en avril 2013 (voir dans ce blog les articles Sensation littéraire : un inédit de Márai  du 12 août 2013, et Après la lecture de "Ce que j'ai voulu taire" du 25 novembre 2014)
en anglais, une anthologie de poèmes en édition bilingue, sous le titre The Withering World (voir l’article Une édition bilingue anglais-hongrois de poèmes de Sándor Márai).
Et deux essais sur Sándor Márai :
en italien : Sándor Márai e Napoli de A. Di Francesco et J. Papp
en espagnol : Sandor Marai y la viscera del alma. ensayo sobre su novela "La hermana" de Inoriza Rueda, Ángel

lundi 31 mars 2014

En réécoutant "Une vie - une oeuvre"


Si vous écoutez ou réécoutez sur France Culture l'émission "Une vie - une œuvre" consacrée samedi 29 mars à Sándor Márai (http://www.franceculture.fr/podcast/4685672) voici quelques informations, précisions ou remarques à propos des différentes interventions :
  • Quand, pour la première fois Márai revient à sa maison de la rue Mikó après la levée du siège de Budapest, il retrouve au milieu des ruines une bonne partie de ses livres, une photo de Tolstoï et Gorki à Iasnaia Poliana et le fameux chapeau : ironie du sort, ce chapeau est un haut de forme intact et dans son journal il note "un instant je me pose la question de ce qui arriverait si je me mettais le haut de forme sur la tête et me promenais dans les rues de Buda ? Rien ne se passerait. Je pourrais aussi marcher sur les mains, aujourd'hui tout est permis." (extrait du journal de l'année 1945)
  • Le roman "Szindbad rentre [à la maison]" est en effet paru en italien chez Adelphi sous le titre Sindbad torna a casa (voir l’article du 21 mai 2013 dans ce blog). Pour les lecteurs de ce blog qui lisent l’italien, c’est en effet une œuvre très attachante qui révèle une facette encore inconnue des lecteurs français.
  • Vérification faite, Márai mesurait 1m82.
  • Kassa porte aujourd’hui le nom de Košice, c’est la deuxième ville de Slovaquie. Pendant des siècles elle a fait partie du Royaume de Hongrie, en particulier dans la période où la majeure partie de la Hongrie était sous domination ottomane. Rattachée à la Tchécoslovaquie par le traité de Trianon (4/6/1920), la ville sera à nouveau hongroise de novembre 1938 à janvier 1945 en conséquence du premier arbitrage de Vienne imposé par l’Allemagne à la Tchécoslovaquie.
  • Le père de Márai, Gezá Grosschmid, était juriste dans une banque de Kassa.
    Sándor Grosschmid est resté le nom officiel de Márai jusqu’en 1936, alors que dès ses premières œuvres il signe Márai, c’est-à-dire « de Mara » d’un titre de noblesse octroyé à un de ses aïeux par l’empereur d’Autriche (et roi de Hongrie). Les premières traductions françaises paraîtront d’ailleurs sous le nom francisé d’Alexandre De Mara.
  • Sa participation à la république des conseils (31/10/1918 – 8/1919) a consisté à écrire dans un journal révolutionnaire Drapeau rouge (Vörös Lobogó) ce qui lui sera reproché plus tard sous la « régence » Horthy. Il quitte la Hongrie avant la chute du régime de Béla Kun.
  • Outre les titres cités, tous traduits en français, il faut ajouter Un chien de caractère, Les mouettes et La sœur dernier roman publié avant l’exil, Paix à Ithaque, Le miracle de San Gennaro, et Libération (qui ne sera publié qu’en 2000 selon la volonté de l’auteur). Et beaucoup d’autres œuvres de toute nature, poésie, épigrammes, essais, et le journal qu’il a tenu de 1943 à sa mort, qui ne sont pas traduites en français. (Voir la bibliographie sous l’onglet correspondant de ce blog).
  • Dans l’intervention sur le comportement de Márai pendant la guerre, sous l’expression « après l’occupation allemande », il faut entendre « à partir du moment où les allemands ont occupé la Hongrie » (mars 1944).  
  • Entre le séjour à New York (1952-1967) et la fin de sa vie à San Diego (1980-1989), se situe un nouveau séjour de 13 ans en Italie, à Salerne, qu’il quitte en 1980, car la santé de sa femme Lola et la sienne deviennent préoccupantes, qu’il a peu confiance dans le système de santé italien et qu’il préfère se rapprocher de János, son fils adoptif. (Voir la biographie de Márai, sous l’onglet correspondant de ce blog).
  • Sur son suicide, voir l’article du 22 février 2014 dans ce blog.

samedi 29 mars 2014

Réécouter "Une vie - Une œuvre" consacrée à Sándor Márai

Pour réécouter l'émission Une vie - Une œuvre consacrée à Sándor Márai, diffusée sur France Culture le 29 mars,


Ceux qui voudraient lire le texte dit à la fin de l'émission, peuvent le retrouver sur ce blog (article du 14 janvier : La forêt, traduit par mes soins d'abord à partir de l'allemand , puis vérifié et rectifié sur l'original hongrois).