samedi 6 juillet 2013

Sur les pas de Márai à Košice – Kassa

Le site hlo.hu a publié une invitation à suivre les pas de Márai dans sa ville natale de Kassa devenue aujourd'hui Košice, capitale européenne de la culture en 2013.  En voici une traduction (le texte disponible sur http://www.hlo.hu/news/marai_in_kassa est en anglais).
 
Suivez les pas de Márai dans sa ville natale ! Une promenade dans Košice/Kassa, capitale européenne de la culture en 2013, en mémoire du plus connu de ses enfants dans le monde.
Cette année la ville slovaque de Košice – Kassa en hongrois, Kaschau en allemand - est « Capitale Européenne de la Culture » (avec Marseille). Plusieurs événements sont consacrés à Sándor Márai, certainement la plus connue au monde des personnalités nées dans cette ville. Bien que Márai fut un globe-trotter et qu’adulte il ne revint dans sa ville natale que pour des vacances, la ville joue un rôle si important dans ses œuvres que lors de sa visite à Košice, Otto de Habsbourg disait qu’il connaissait parfaitement la ville grâce aux livres de Márai (Košice appartenait à la Hongrie en 1900 quand Márai y naquit, devint partie de la Tchécoslovaquie après la première guerre mondiale, fut temporairement recédée à la Hongrie en 1938, puis revint à la Tchécoslovaquie après la deuxième guerre mondiale, puis à la Slovaquie après la scission d'avec la République Tchèque).
Nous vous invitons à vous balader dans les endroits où Márai se promenait enfant, puis jeune amoureux et jeune écrivain, puis à déguster le vin préféré de l’écrivain.
Pour suivre cette ballade, cliquez ci-dessous sur 'Plus d'infos'.

Commençons notre promenade au centre historique avec la cathédrale Saint Elisabeth. Cette belle cathédrale gothique mérite certainement une visite – ne négligez pas la crypte où les cendres du Prince Ferenc II Rákóczi ont été déposées. Rákóczi qui est mort en exil en Turquie, était le chef de la révolution hongroise contre les Habsbourgs au début du 18ème siècle. Quand il fut réinhumé à Kassa en 1906, toute la ville participa au cortège funéraire, y compris très vraisemblablement la famille Grosschmid (le patronyme initial de Márai était Grosschmid).
 

1er arrêt : la maison natale de Márai                            
 

Le lieu de naissance de l’écrivain est situé non loin de la cathédrale dans une petite rue dénommée rue Mellék/Bočná – rue Szegfű (œillet) au temps de Márai – au numéro 6. C’est ici qu’est né Sándor Grosschmid le 11 avril 1900. La maison a été reconstruite plusieurs fois depuis.
 
 
 

2ème arrêt : les années d’adolescence
 
De là nous nous dirigeons vers l’école secondaire Norbertine (école des prémontrès) au 28 de la rue Kováčska, dont le jeune Sándor Grosschmid fut renvoyé deux fois. La première fois parce qu’il protestait contre l’interdiction aux élèves de se promener. Il fut alors envoyé un an dans un pensionnat, mais après son retour, il fut rapidement à nouveau renvoyé pour avoir publié dans un journal un article contre les règlements. Son article publié sous un pseudonyme lui valut le prix du journal, mais ne lui évita pas d’être renvoyé et expédié finir sa scolarité à Eperjes (aujourd’hui Prešov, Preschau en allemand)



3ème étape : Où Márai tombe amoureux
Retournons sur Hlavná (la rue principale) pour aller jusqu’au numéro 42. L’immeuble qui est aujourd’hui un restaurant italien abritait la pâtisserie Megay du temps de Márai. C’est là que l’étudiant rencontra Lola (Ilona Matzner) qui devait devenir sa femme. Lola et Márai vécurent ensemble 66 ans jusqu’à la mort de Lola en 1986, suivie en 1989 par le suicide de Márai à San Diego.
 


4ème étape : Romeo et Juliette
La famille Matzner vivait au premier étage de la maison Maléter au 25 de la rue Malom (Mlynská). La légende raconte que le jeune Sándor s’enfuit avec sa future femme qui utilisa une corde pour escalader le balcon. 
Le père de Sándor n’autorisa pas son fils à publier sous son véritable nom de famille car il voulait qu’il choisisse une profession honorable, ce qui amena le jeune Sándor à prendre ‘Márai*’ comme nom de plume. (Son frère cadet Géza Radványi, un réalisateur de cinéma connu n’utilisait pas non plus son nom de famille.)

Márai, c'est à dire 'de Mára' est un titre qui avait été conféré à l'arrière-grand-père de Sándor, correspondant à une région située aux confins de la Hongrie, de l'Ukraine et de la Roumanie. Les premières traductions françaises de Márai portaient d'ailleurs comme nom d'auteur 'Alexandre de Mara'. (Note de Vati, traducteur)
 
 
5ème arrêt : une chambre pour la nuit
A quelques pas de là, au numéro 29 nous trouvons l’ancien Hôtel Europa (aujourd’hui une banque) où il passa une nuit en 1941 quand il revint chez lui en avion de Budapest, un exploit qu’il serait incapable de répéter aujourd’hui. Son essai Patrouille à Kassa rappelle cette visite à  Kassa comme un antidote au sentiment qu’il ressentait d’être sans patrie.
 
 
 
  


6ème arrêt : affaires personnelles
Continuons vers le 35 de la rue Mäsiarska (rue Meszáros, en hongrois, rue des bouchers) où se trouve la salle commémorative de Márai, dans la partie basse de la maison où la famille Grosschmid s’installa en 1915. Elle présente quelques objets personnels de l’écrivain  ainsi que des photos de famille et des livres. on peut aussi y voir le bureau du jeune Sándor et la malle blanche avec laquelle il sillonna l’Europe, ainsi qu’y assister à un documentaire d’une heure sur sa vie.
 
 


7ème arrêt : Hommage à Márai
La statue de l’écrivain par Péter Gáspár se trouve place Sándor Márai.

 

Observez aussi les reliefs sur l’immeuble du théâtre Thalia – Studio Márai dans la rue Timonova toute proche. Les reliefs sculptés par Imre Schrammel représentent des scènes de la pièce de Márai Les bourgeois de Kassa.
 
 
 

8ème arrêt : Goutez ses vins favoris
Une manière sympathique de terminer votre promenade est de faire un saut au café « Kávy sveta » (cafés du monde) au 20 Fö/Hlavná, la rue principale où vous pouvez goûter le vin favori de Márai, le Somlói juhfark. Le propriétaire du restaurant est un acteur du théâtre local qui a commandé un portrait de Márai au peintre József Tóth. Assis dans ce café face au portrait nous avons l’impression de déguster notre vin avec Márai.

 

 

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