Affichage des articles dont le libellé est Bretagne. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Bretagne. Afficher tous les articles

dimanche 9 septembre 2012

A paraitre : Les étrangers

A paraitre le 3 octobre chez Albin Michel

Les étrangers, traduit par Catherine Fay
Présentation de l'éditeur
Un jeune Hongrois de 27 ans, docteur en philosophie, dont nous ne saurons pas le nom, arrive à Paris en juin 1926 après un an d’études à Berlin. Il restera deux années en France, entre un Paris où ses points d’attache se résument à quelques cafés, cabarets et hôtels, et une Bretagne idyllique où l’entraîne une femme rencontrée à Montparnasse. Etranger à ce pays qui le fascine et le maltraite, étranger aux autres, étranger à lui-même, ce jeune homme sur le fil du rasoir cherche à conforter sa condition d’Européen et à appréhender qui il est, ce qu’il aime ou rejette. Il évolue parmi d’autres étrangers – un Albanais, un sculpteur hongrois, un Russe, une Danoise qui écrit des livres pour enfants – qui tous survivent comme lui tant bien que mal, dans le Paris de la fin des années folles, décrit de façon expressionniste, avec une grande force d’évocation. Au terme de son séjour, notre héros aura expérimenté l’étrangeté des rapports humains, et aussi les effets d’une xénophobie qu’il ne soupçonnait pas.
 
"Les Étrangers" (Idegen emberek), publié en 1931, appartient, comme "Libération", à la veine des romans de Márai d’inspiration directement autobiographique*.

* Contrairement à ce qu'indique l'éditeur, je ne crois pas qu'on puisse considérer "Libération" comme d'inspiration directement autobiographique. Même si Márai préfigure un des thèmes de "Libération" dans son journal (voir dans ce blog le message du 1er mars), réfugié à une trentaine de km il n'a pas lui-même directement vécu le siège de Budapest. Il aurait été plus juste de citer "Les révoltés" ou même "Un chien de caractère" et surtout "Confessions d'un Bourgeois".

lundi 16 juillet 2012

Souvenir de Bretagne

L’image de ce paysage revient toujours avec une étonnante familiarité à l’état de veille comme en rêve. Comme si j’avais laissé quelque chose là-bas. A Morlaix le marché aux poissons. A Trégastel les falaises rouges sur la mer, l’eau d’un bleu profond, cette nature sérieuse, luxueuse. A Roscoff le figuier centenaire dans la cour. Les pêcheurs à St Malo, la manière dont ils vivent et travaillent, graves et muets, selon des règles héritées du moyen-âge, des rituels des éléments et de la ville incarnés. Mais ce n’est qu’accessoires, travestissement du souvenir. Ce qui sans répit me parle et me crie de ce paysage, c’est le fatidique, comme si j’avais déjà vécu là-bas. Il existe de tels endroits. Et brusquement ils t’embrassent. Et tu ne peux rien faire contre.

Extrait des "Quatre saisons"
d'après la traduction en allemand d'Ernö Zeltner